
Vendre une moto entre particuliers en France suppose de produire un document administratif précis : le certificat de cession. Ce formulaire officiel, le Cerfa n°15776, déclenche le transfert de propriété et protège le vendeur contre toute infraction commise après la transaction. La version en vigueur en 2026 est le Cerfa n°15776*03, qui remplace les versions antérieures encore proposées sur certains sites tiers.
Vérifier le numéro complet imprimé en haut à droite du document avant de le télécharger évite de remplir un formulaire obsolète.
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Cerfa 15776*03 et France Titres : ce qui change concrètement en 2026
La plupart des guides en ligne renvoient encore vers le portail historique de l’ANTS pour déclarer la cession d’un véhicule. En 2026, le circuit administratif passe par France Titres comme portail de télé-déclaration. Le formulaire Cerfa 15776*03 se télécharge sur formulaires.service-public.gouv.fr, se remplit en deux exemplaires (un pour chaque partie), puis la déclaration de cession est enregistrée en ligne sur France Titres dans un délai de quinze jours après la vente.
Ce changement d’interface ne modifie pas le fond de la procédure, mais il déplace le point d’entrée numérique. Un vendeur qui tenterait de passer par l’ancien portail ANTS pourrait être redirigé ou rencontrer des erreurs de parcours. Concrètement, mieux vaut aller directement sur France Titres pour éviter les allers-retours inutiles.
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Pour bien comprendre les démarches pour le certificat de cession moto, il faut distinguer deux temps : la préparation du dossier avant la rencontre avec l’acheteur, puis la télé-déclaration qui officialise le transfert de propriété.
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Documents à réunir avant la vente d’une moto d’occasion
Le certificat de cession ne fonctionne pas seul. Il s’insère dans un ensemble de pièces qui, réunies, sécurisent la transaction pour les deux parties. Omettre l’une d’entre elles peut bloquer l’immatriculation côté acheteur ou laisser le vendeur exposé juridiquement.
- Le certificat d’immatriculation (carte grise) de la moto, sur lequel le vendeur doit inscrire de manière lisible et indélébile la mention « vendu le » ou « cédé le » suivie de la date, de l’heure et de sa signature, avant de le remettre à l’acquéreur.
- Le certificat de situation administrative, aussi appelé certificat de non-gage, téléchargeable gratuitement via le site Histovec. Ce document atteste que la moto n’est frappée ni d’un gage ni d’une opposition au transfert de propriété. Sa validité est limitée dans le temps : il doit dater de moins de quinze jours au moment de la vente.
- Le contrôle technique, lorsqu’il est exigible. Pour les motos, l’obligation de contrôle technique est plus récente que pour les voitures, et les conditions d’application dépendent de la cylindrée et de la date de première immatriculation. Vérifier sa situation précise avant la mise en vente évite un blocage de dernière minute.
- Le carnet d’entretien et les factures de réparation ne sont pas obligatoires, mais ils rassurent l’acheteur et peuvent justifier le prix demandé.
Code de cession : un délai court qui piège vendeurs et acheteurs
À la fin de la télé-déclaration sur France Titres, le vendeur obtient un code de cession. Ce code est transmis à l’acheteur pour qu’il puisse lancer sa propre demande d’immatriculation en ligne. Le point sensible : ce code de cession a une durée de validité limitée.
Si l’acheteur tarde à engager sa demande de carte grise, le code expire. Il faut alors relancer la procédure côté vendeur pour en générer un nouveau, ce qui suppose une disponibilité des deux parties et un accès au portail. En pratique, les retours terrain montrent que ce délai est une source fréquente de blocage, surtout quand la vente a lieu un week-end ou pendant une période de congés.
La parade est simple : transmettre le code de cession le jour même de la transaction et s’assurer que l’acheteur dispose de tous les éléments pour faire sa demande rapidement. Un échange par SMS ou par courriel juste après la vente laisse une trace écrite utile en cas de litige.
Cas particulier : carte grise perdue ou volée
Si le vendeur ne peut pas remettre le certificat d’immatriculation original parce qu’il a été perdu ou volé, la procédure se complique. Une déclaration de perte ou de vol doit être effectuée avant la cession. Le vendeur obtient alors un duplicata ou un document provisoire qui permet de finaliser la vente. Sans cette étape préalable, l’acheteur ne pourra pas immatriculer la moto à son nom.
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Cotitulaires sur la carte grise moto : une formalité souvent négligée
Quand la carte grise mentionne plusieurs titulaires (un couple, par exemple), tous les cotitulaires doivent signer le certificat de cession. L’absence de l’une des signatures rend le document incomplet et peut entraîner un rejet de la demande d’immatriculation par l’acquéreur.
Cette situation est plus courante qu’on ne le pense sur les motos achetées en couple ou financées à deux. Avant de fixer un rendez-vous avec l’acheteur, vérifier la rubrique C.4.1 de la carte grise permet de savoir si un cotitulaire y figure. Si c’est le cas, la présence ou la procuration écrite du cotitulaire est indispensable le jour de la vente.
Déclaration de cession moto : le délai de quinze jours et ses conséquences
Le vendeur dispose de quinze jours après la cession pour déclarer la vente en ligne. Ce délai n’est pas indicatif : passé ce terme, le vendeur reste juridiquement responsable du véhicule. Toute infraction commise avec la moto (excès de vitesse, stationnement) lui sera imputée tant que la déclaration n’est pas enregistrée.
L’acheteur, de son côté, dispose d’un mois pour demander l’immatriculation à son nom. Rouler sans carte grise à jour au-delà de ce délai l’expose à une amende. Les deux calendriers sont indépendants : le vendeur n’a pas à attendre que l’acheteur ait fait sa carte grise pour effectuer sa propre déclaration.
Conserver une copie du certificat de cession signé, une copie de la carte grise barrée et la confirmation de la télé-déclaration constitue un dossier de preuve solide. En cas de contravention reçue après la vente, ces pièces permettent de contester l’amende auprès de l’officier du ministère public compétent.